OUEST FRANCE - Une salle de classe en mémoire d'Emmanuel

OUEST FRANCE - Une salle de classe en mémoire d'Emmanuel

Aminata André,

épouse d'Emmanuel et porteuse d'un projet d'ouverture de classe

au Burkina-Faso.

Quelle est l'origine de votre démarche ?

Je suis originaire de Rimassa, un village au nord du Burkina-Faso de 2 000 habitants, dont 320 élèves de primaires et 125 collégiens. Lors d'un séjour là-bas, Emmanuel avait été touché par les habitants et par le peu de moyens dont disposait l'école du village. Notamment par l'absence de structure et d'électricité. Il avait décidé qu'il ferait quelque chose pour le village. Au décès d'Emmanuel, en février 2017, j'ai décidé de monter un projet à Rimassa, en sa mémoire, et avec l'accord de sa famille.

Depuis le décès de votre époux, il y a un an, où en est votre action ?

Je suis allée au Burkina-Faso, pendant la période de Noël. J'ai discuté avec les habitants de Rimassa et j'ai rencontré les responsables de l'éducation, au niveau local. Ils m'ont expliqué que le gouvernement leur offrait la possibilité d'avoir un collège au village. Le gouvernement fournirait les professeurs mais laisserait le village se « débrouiller » pour les infrastructures. Actuellement, il y a deux classes: la 6e et la 5e. Leurs élèves suivent leurs cours dans des sites désaffectés, notamment un hangar qui a été rénové pour cela.

Mon projet serait de construire une autre salle de classe et permettre ainsi l'ouverture de la classe de 4e. Elle serait équipée de panneaux solaires afin que les élèves puissent avoir de l'électricité pour réviser. Actuellement le village n'a pas d'électricité, les enfants font leurs devoirs devant le feu.

Qui vous soutient ?

Je me suis rapprochée de l'association Beogo neere (pour des lendemains meilleurs), pour une question de faisabilité du projet. Basée en Bourgogne, l'association existe depuis 2003. Elle mène des actions de soins, nourriture, éducation, parrainage d'enfants et microcrédits.Le référent de cette association au Burkina-faso est Mandé Karim, un ancien ami d'école, actuellement instituteur. Il suivra la réalisation du projet.

Vous avez préféré des dons à des fleurs lors des obsèques de votre mari. Comment concourent-ils à cette action solidaire ?

Je remercie toutes les amis, voisins, associations, la mairie de Plescop et les collègues d'Emmanuel qui m'ont soutenue tout au long de cette épreuve. Les dons récoltés vont participer à la concrétisation de ce projet de classe mais, malheureusement, ils ne couvrent pas la totalité du coût de l'action.

Les personnes qui le souhaitent peuvent toujours participer à la réalisation du projet de classe,soit en envoyant des dons à l'association Beogoneere, en mentionnant au dos des chèques « action Emmanuel André », soit à l'adresse de mon domicile.

Renseignements :sur www.beogoneere.org. Pour les dons: Aminata André, 4, rue Robert-Badinter, 56890 Plescop.Adresse de l'association: à l'attention de M.Busseuil, 11, rue du châtelet, 71400 Autun. Un reçu fiscal est ensuite adressé. Les dons sont déductibles des impôts. L'association Beogo neere est reconnue d'utilité publique.

Les dons récoltés à l'occasion des obsèques de l'époux d'Aminata André serviront à financer la construction d'une salle de classe au village de Rimassa au Burkina-Faso, projet qui lui tient particulièrement à cœur.

Beogo Neere sera le relais financier entre la France et le Burkina Faso et établira les reçus à destination des donateurs.

OUEST FRANCE - Une salle de classe en mémoire d'Emmanuel