JSL : "Nourrir, scolariser et soigner les enfants des villages au Burkina reste notre priorité"

JSL : "Nourrir, scolariser et soigner les enfants  des villages au Burkina reste notre priorité"

L'association Beogo Neere vient en aide aux enfants du nord du Burkina Faso. Karim Mandé, directeur de l'école du village de Bosomnoré, a rendu compte des actions sur le terrain lors de l'assemblée générale.

L'association Beogo Neere, fondée en 2003, collecte chaque année près de 25 000€ pour soutenir ses actions dans le domaine de la santé, de l'éducation et du développement social dans la région de Bosomnoré, au nord-est du Burkina Faso. Pour son assemblée générale, lundi soir à l'évêché, Dominique Busseuil, président de l'association, a donné la parole à Karim Mandé, directeur de l'école du village de Bosomnoré, situé à180 km de Ouagadougou, coordonnateur des actions de l'association sur le terrain.

Quelle est la situation au Burkina Faso ?
"Ex Haute-Volta, c'est un petit pays de 274 000 km², peuplé de 18 millions d'habitants, complètement enclavé et bordé au Nord par le Sahel. Les ressources sont rares (or, coton). L'agriculture vivrière représente 80% de l'activité."

Comment intervenez-vous ?
"Beogo Neere, avec l'aide de ses partenaires, finance des actions de soutien à la scolarisation, à la santé et au développement, dans les petits villages de brousse de la région d'Ouahigouya. Mon travail consiste à recenser les besoins et à répondre prioritairement à trois objectifs. La scolarisation des enfants et les nourrir. De 66 élèves et trois classes en 2003,nous accueillons aujourd'hui 207 élèves avec une 4e classe ouverte à la rentrée de septembre. 45 000 repas leur ont été servis en 2017 (1€ = 5 repas). Ensuite la lutte contre le paludisme et les fièvres, avec la fourniture de 335 moustiquaires (3€ l'unité) et la maintenance d'une petite pharmacie. Enfin le parrainage d'élèves prometteurs pour les aider à poursuivre leurs études au-delà du primaire. À cela s'ajoute une politique de microcrédit qui permet d'aider les femmes à monter de petits commerces autour de l'élevage d'animaux et de développer le maraîchage. 12 000 € sont affectés à cette opération, dont 6 000 € prêtés pour 10 mois à 95 femmes pour cette année."

Quelles sont vos priorités pour 2018 ?
"Nourrir, scolariser et soigner les enfants des villages reste notre priorité. La construction d'une 5e classe est d'actualité. Beogo Neere thésaurise actuellement pour permettre sa construction. 10 000 € sont nécessaires."

Propos recueillis par Jean-François Clanet (CLP)

JSL : "Nourrir, scolariser et soigner les enfants  des villages au Burkina reste notre priorité"